Bonjour. Bon, je suis désolée, mais j'ai tout décrit, dans les détails. Voilà . Je n'ai rien rajouté, si ce n'est que le garçon est en L3 ( troisième nuit) Je ne pense pas que ce soit important, mais je ne me rapelle plus en quoi il était. Le reste est en l'état. Bonne lecture!
1ère nuit: Le camp.
Nous sommes tous assis, sur le bord de la rive, le regard droit devant nous. De l'autre côté de la rivière, la terre s'effondre. Une fois toutes les dix minutes. Je crois que l'on doit attendre qu'il y ait assez de terre pour que la rivière soit assez fine, et peu profonde. Nous attendons de la traverser. Qui sont ces gens autour de moi? J'avoue que je n'en ai aucune idée. Je ne leur prête aucune attention. La seule chose que je sais, c'est qu'ils sont mats. Une couleur de peau qui me rappelle un peu des indiens d'Amérique. Nous sommes des dizaines adossés contre ce grillage fin. Il est évident qu'il ne sert à rien, si ce n'est à dissuader quiconque de passer par-dessus. De l'autre côté, c'est une jungle pleine d'animaux sauvages qui nous menace. Un rhinocéros gratte la terre de sa patte, prêt à nous charger. S'il osait, le grillage ne sauverait aucun d'entre nous. Mais étrangement, il ne charge pas. Au point que je me demande si ce n'est pas un faux. Je n'ai rien à faire ici. J'enjambe donc la fine grille qui nous sépare du danger. Je ne peux pas attendre. Qui nous à demander de rester là , et pourquoi? J'ai le sentiment de ne pas faire partie de ces autochtones. Je cours. Je cours à travers les arbres pour que personne ne voie que je suis partie. Et surtout, pour que personne ne découvre que je manque à l'appel. Le rhinocéros n'était pas faux, malheureusement. J'ai couru encore plus vite. Et soudain, je me suis retrouvée face à un couloir. Un couloir tout ce qu'il y a de plus normal. Si ce n'est qu'il était dans une jungle. C'était un peu le style de couloir des hôpitaux, ou des lycées.
Derrière moi, plus de trace de la bête sauvage. Je traverse le couloir, en marchant vite, pour que personne ne remarque ma présence. Arrivée au bout, je pousse une grande porte. Celle-ci est verrouillée. A ma gauche, une porte battante. Le genre de porte anti-incendie. Je les franchis, et me retrouve dans la cours d'un lycée. La panique m'envahit. La jungle était elle un décor, et suis-je une des victimes d'un scénario effrayant? J'avance lentement, maintenant. Soudain, quelqu'un arrive. Cet homme en costume, dossiers sous le bras, à tout l'air d'un proviseur. Je me cache entre deux colonnes de casiers. Celui-ci m'aperçoit, et appelle de l'aide. Deux grands colosses surgissent de je ne sais où et m'empêche de me débattre. Le proviseur demande à ce que l'on me ramène " là -haut." Il me sourit, et me dit d'une voix rassurante que je ne crains rien, et que j'étais plus en sécurité dans la jungle. De retour dans le couloir, les colosses me laissent devant une porte à laquelle je n'avais pas prêté garde, à l'entrée du couloir. En entrant, je rencontre deux jeunes femmes, et un homme. Ils sont allongés sur des lits d'hôpital. Seulement, la pièce est colorée, ils n'ont pas l'air malades. Ils m'expliquent que je devrai bosser avec eux. Implicitement, je comprends qu'ils vendent des choses illicites. Le garçon insiste, et me dit que tant que je resterai avec eux, je ne craindrais rien. Du moins, pas autant que ceux qui contemplent la rivière. Je ne comprends pas. Sous l'effet de la surprise, je ne pose pas de question. Le garçon m'explique qu'on ira bientôt en ville. Les gardiens nous l'ont promis. Après une longue conversation, je décide de partir. Je préfère retourner à la rivière. Je ne veux pas participer à ce trafic. En sortant, les deux femmes me soufflent la fumée de leur cigarette au visage. Je prends le temps de regarder leurs robes de gala, rouges vif.
Je marche à travers la jungle, sans bruit, pour ne pas être repérée, et je rejoins bientôt le camp, face à la rivière. Personne ne me prête attention, pas même le rhinocéros qui est de retour à son poste. Deux hommes passent près de moi. Ils ont la tenue typique des colons, en Afrique. C'est à n'y rien comprendre. Ils parlent, sans même se demander si je les entends: " Elle n'est pas assez docile. Il faut s'en méfier. Surveillez-là ..." Et je n'ai pas bougé.
2ème nuit: La ville.
Il fait nuit et surtout très froid. Je suis dans une ville, où les murs de pierre blanche, atteignent des hauteurs vertigineuses, au point d'en cacher le ciel. Des gens courent un peu partout, torches enflammées à la main. Je me trouve sur une place vide, et face à moi, se trouve le Mur. Ce mur est courbé, et aussi haut que les autres. On dirait un arc de cercle du cirque romain. Je ne sais pas ce qu'il se passe derrière ce Mur. Tout ce que je sais, c'est qu'il s'y passe des choses horribles et que je ne dois jamais aller voir. Je dois m'enfuir, me cacher pour qu'ils ne me trouvent pas. Ils ne doivent surtout pas savoir où je suis. Pourtant ils sont là . Ils s'approchent de moi. Ce sont des gens, simples en apparence, vêtus de capes noires, visages dégagés. Ils me sourient, et me disent qu'ils ne me feront aucun mal. Si quelqu'un doit me tuer, c'est moi. Je ne sais pas comment ils font, mais ils exercent une pression psychologique sur chacun d'entre nous. Ils veulent des morts. Ou bien autre chose. Je ne sais pas. Mais ils veulent des suicides. Des dizaines de suicides. Derrière le mur. Je m'enfuie en courant. Pourtant ils ne me poursuivent pas. Ils me sourient. Ils savent que je reviendrai. Mais je ne veux pas mourir, et je ne veux pas être manipulée.
Je me cache, de peur qu'ils me retrouvent, qu'ils me parlent à nouveau, de peur de les croire. J'entends les hurlements de derrière le mur. Je suis recroquevillée dans une ruelle d'une étroitesse incroyable. En temps normal, je réagirais, je suis légèrement claustrophobe. Mais cette situation n'est pas normale. La peur à l'extérieur est encore plus forte que la peur de l'endroit clos. Je ne tiendrais pas longtemps, dans la pénombre glaciale, à écouter le rythme de mon cœur pour ne plus entendre les cris...
7h: Je me réveille en sursaut. Un rapide coup d'œil au radioréveil m'informe qu'il me reste encore quelques heures de sommeil devant moi. Angoissée à l'idée de retourner dans ce rêve, je ne veux plus dormir. Penser à des trucs heureux. Allez, des moments heureux, il me faut un beau rêve. Rien ne marche. Je reste les yeux vides à attendre que le jour se lève, pendant que mon réveil me nargue, avançant à une lenteur exagérée. Je dois attendre un peu, il ne faut plus que je dorme...
... Ils m'ont parlé. Enfin, je crois. Sinon, je ne serai pas en train de passer derrière le Mur. Il y a beaucoup de gens ici. Et surtout, beaucoup de lumière: des centaines de torches enflammées illuminent un autre mur, bien plus bas que tous les autres, en projetant les ombres humaines. Ce mur était probablement blanc à l'origine. Maintenant, il est rouge de sang. Des gens s'arrachent la poitrine avec des couteaux, d'autres les yeux. Certains tirent à pleines mains les organes de leurs propres cages thoraciques, avant de s'effondrer sur le sol, morts. Ma peur est inimaginable. Je ne savais pas qu'un jour je verrai une horreur aussi immense. Même les films d'horreur ne proposent pas de telles images. Je vois tout. Chaque scène se grave dans ma tête. Je ne peux pas détourner le regard, car j'ai moi-même l'intention de les imiter. Et Ils sont là . Eux, avec leurs capes noires, les mains derrière le dos. Ils sourient. Des sourires de gentillesse. Je crois que ces sourires sincères sont plus effrayants que les corps déchirés. Rien de sadique, ni de malsain. Ils sont heureux. De plus en plus de personnes arrivent. C'est comme si tous se livrent à un concours du suicide le plus terrifiant. Comme s'ils souhaitaient que leur corps se souvienne éternellement que la mort fut douloureuse. Aucun de ces gens ne se pose de question. Une partie de moi hurle que je ne dois pas faire ça. C'est une pure manipulation. Malheureusement, c'est l'autre partie de moi qui dirige mon corps...
12h. Je me réveille, totalement abasourdie par ce rêve. Je suis surprise de voir à quel point je me souviens des détails, et je raconte donc ce rêve à mes proches. Je m'en souviens tellement bien, qu'à l'heure où j'écris ces lignes, trois nuits plus tard, j'en ai encore des frissons. La grande question qui me trotte dans la tête: Les films d'horreur peuvent-ils être aussi gores et effrayants que ce rêve?
3eme nuit: L'école.
Cette nuit là , en allant me coucher, je craignais de faire un autre cauchemar. Pourtant, tout va bien. Je suis dans une école. C'est l'école primaire de mon enfance. Il y a un garçon assez étrange, au regard curieux et amusé, qui prétend être en troisième année de licence. Il y a aussi nos ennemis d'enfance, une fille et son frère. Mon frère aussi est présent. Nous sommes tous assis dans une salle de classe, avec des enfants. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais en parlant avec les autres, j'apprends que nous étudions le comportement des enfants. Soit. Etudions! Je suis attentive à tout ce qui se passe autour de moi. Qu'est-ce que je fais là ? Pendant la récréation, nous, les "étudiants" descendons au sous sol de l'école, pour prendre notre pause. Assis sur des bancs, dans une pièce complètement vide, nous sommes soudain paniqués: Il se passe quelque chose dehors. On entend des cris, des murs s'effondrent, et quelqu'un verrouille notre porte de l'extérieur. De la fumée entre sous la porte, et se répand dans la pièce. La peur me gagne de nouveau. Serait-ce donc la suite du cauchemar? Et puis la porte s'effondre sur le sol...
Voilà ! j'avoue avoir été vraiment terrifée par ces rêves, tant les détails m'en sont réstés! Des interprétations vous viennent?
Cauchemar sur 3 nuits de suite...
Modérateur : ROSA ALBA