un rêve orange
Publié : 24 avr. 2009, 23:21
Je suis dans la grande ville de mon enfance. Il y a une sorte de guerre qui ressemble à un western ou même à la guerre de sécession.
Ce western a même un nom : Rio Bravo ?!
Il y des Français en habits militaires bleus (mélange d'uniforme de la guerre de 14 et de veste de pilote) opposés à des Hollandais en K-Way Orange (?!).
A un moment, j'ai l'impression que mon frère est à mes côtés. Nous appartenons à l'armée française et poursuivons les Hollandais qui semblent battre en retraite dans une grande artère large de la ville sur un pont à une intersection où une bifurcation donne soit vers le Benelux soit vers le village où j'habitais.
Les Français tirent sur les Hollandais avec des fusils. Apparemment, nous sommes en surnombre.
C'est du "tir aux pigeons". Mon frère touche un homme à la jambe. Je me souviens avoir peur qu'il souffre mais une seconde balle directe au cœur met un terme à ses souffrances très rapidement. Je suis à découvert au milieu des Hollandais et j'ai peur pour ma vie. Je me rends compte que les troupes Hollandaises sont composées de familles (hommes et femmes, tous blonds ou presque) ce qui me semble anormal pour une armée. Je dois tirer car je suis à découvert. Je mets les Hollandais en joue. Mais dans mon axe de tir, je vois que ce sont des femmes blondes apeurées.
Il n'y a aucune gloire à tirer ainsi. Je refuse et baisse mon arme. Un Hollandais étonné m'interroge du regard en levant le menton du genre "Ben, alors tu fais quoi ?"
Je réponds : "Je ne peux pas, c'est du tir aux pigeons !".
Il ne me comprends pas. Je répète en anglais maladroitement. "They are birds, they are like birds..." Cette fois il comprend et m'invite en un geste à les rejoindre et à déserter.
J'accepte sans hésiter. Je me mêle à eux. Un bleu au milieu des oranges ! Nous remontons ensemble une rue très pentue où nous sommes particulièrement exposés. Je ne tire pas mais me poste souvent pour couvrir leurs arrières et surveiller leur progression.
àŠtre déserteur a des avantages et des inconvénients. Les Français ne me tirent pas dessus car ils croient que je suis avec eux aux avant-postes. Par contre, avec mon uniforme, j'ai peur d'être la cible des Hollandais à mesure que l'on s'approche de la frontière (?).
On y arrive et je me souviens que je remarque que le village des Hollandais est en fait un village bien français avec une plaque communale comme chez nous. D'ailleurs, c'est bien un village français, sans aucun doute.
J'y entre. Les Hollandais qui m'accompagnent sont très heureux de ma décision et me parlent pour me dire que j'ai eu raison, que j'ai fait le bon choix, que je suis un atout pour eux, un exemple qui peut réveiller la conscience des autres soldats français. Il est question du maire du village, mais je ne me souviens pas bien pourquoi.
Je me retrouve comme dans le préau couvert d'une école avec de larges piliers. Je suis seul au début. Puis d'autres personnes arrivent. D'abord des hollandais peu nombreux qui entrent et sortent de l'école en utilisant des portes d'accès situées sous le préau. Puis les français arrivent. Je me recule pour me cacher derrière les piliers. C'est un jeu de cache-cache auquel je me prête sans grande conviction. Je ne suis pas certain du tout de pouvoir échapper à leur vigilance ainsi. Mais on dirait que ça fonctionne pourtant. Les piliers sont assez larges pour cela. J'évite le regard des français. On dirait qu'ils ne me voient même pas même si je me cache mal ou que je ne les intéresse pas. J'écoute leur conversation discrètement. Ils ne sont pas si agressifs mais restent en petits groupes à l'extérieur du préau.
Ensuite je remarque que d'autres personnes sont sous ce préau autour de moi. Je crois que ce sont des Hollandais mais ils ont changé de vêtements. Ils sont habillés "normalement" tous différemment. Plus d'uniformes oranges.
Je remarque une jeune fille blonde/châtain claire à l'allure adolescente. Cheveux mi-longs plutôt maigre de visage, habillée en jean clair et avec un grand blouson clair également. Elle s'approche et me parle longuement. Elle me plaît "gentiment". C'est "mon genre". Je vois son visage très clairement.
Elle a des yeux clairs. Ses traits bougent un peu. Parfois elle paraît plus âgée. Elle est très près de moi comme pour danser un slow. Elle est dans mes bras en fait. Nos joues se touchent. C'est très agréable, sans agression. Elle me félicite pour le travail accompli. Elle me dit que ça y est, "tu oses maintenant rêver à de vraies femmes (?) avec des lèvres (X##XGfrj!!!) et tout ça..." Je fais une objection à ce sujet en disant que c'était déjà le cas avant. Elle en convient mais me dit que c'est mieux maintenant. Je ne comprends pas de qui elle parle. D'elle ou d'une autre ? J'ai du mal à la comprendre, je la regarde droit dans les yeux. Il me semble la reconnaitre, ou tout au moins, me rendre compte que son apparence est un leurre pour m'apprivoiser, m'approcher. C'est quelqu'un d'autre, j'en suis sûr !
Sa voix est si douce et familière. Je lui dis "Tu es Laly (ma fille) ?". Elle sourit et reste muette quelques secondes qui me paraissent trop longues. Pour l'inviter à répondre je fais "C'est plus compliqué que cela ?". Avec un sourire, elle me dit "Je suis Milo (mon fils) !" Je réponds : "Milo en fille ? Pourquoi pas..." Elle ajoute tu préfères que je te parle comme ça ? Et elle se met à zézayer comme le fait mon fils de 5 ans. C'est mignon, mais un poil énervant et surtout incompréhensible. Elle dit 2 ou 3 phrases auxquelles je ne comprends rien ou presque. Je frappe dans mes mains et dis "Redeviens Laly !" Elle s'exécute. Elle sourit toujours. Fin du rêve...
Ce western a même un nom : Rio Bravo ?!
Il y des Français en habits militaires bleus (mélange d'uniforme de la guerre de 14 et de veste de pilote) opposés à des Hollandais en K-Way Orange (?!).
A un moment, j'ai l'impression que mon frère est à mes côtés. Nous appartenons à l'armée française et poursuivons les Hollandais qui semblent battre en retraite dans une grande artère large de la ville sur un pont à une intersection où une bifurcation donne soit vers le Benelux soit vers le village où j'habitais.
Les Français tirent sur les Hollandais avec des fusils. Apparemment, nous sommes en surnombre.
C'est du "tir aux pigeons". Mon frère touche un homme à la jambe. Je me souviens avoir peur qu'il souffre mais une seconde balle directe au cœur met un terme à ses souffrances très rapidement. Je suis à découvert au milieu des Hollandais et j'ai peur pour ma vie. Je me rends compte que les troupes Hollandaises sont composées de familles (hommes et femmes, tous blonds ou presque) ce qui me semble anormal pour une armée. Je dois tirer car je suis à découvert. Je mets les Hollandais en joue. Mais dans mon axe de tir, je vois que ce sont des femmes blondes apeurées.
Il n'y a aucune gloire à tirer ainsi. Je refuse et baisse mon arme. Un Hollandais étonné m'interroge du regard en levant le menton du genre "Ben, alors tu fais quoi ?"
Je réponds : "Je ne peux pas, c'est du tir aux pigeons !".
Il ne me comprends pas. Je répète en anglais maladroitement. "They are birds, they are like birds..." Cette fois il comprend et m'invite en un geste à les rejoindre et à déserter.
J'accepte sans hésiter. Je me mêle à eux. Un bleu au milieu des oranges ! Nous remontons ensemble une rue très pentue où nous sommes particulièrement exposés. Je ne tire pas mais me poste souvent pour couvrir leurs arrières et surveiller leur progression.
àŠtre déserteur a des avantages et des inconvénients. Les Français ne me tirent pas dessus car ils croient que je suis avec eux aux avant-postes. Par contre, avec mon uniforme, j'ai peur d'être la cible des Hollandais à mesure que l'on s'approche de la frontière (?).
On y arrive et je me souviens que je remarque que le village des Hollandais est en fait un village bien français avec une plaque communale comme chez nous. D'ailleurs, c'est bien un village français, sans aucun doute.
J'y entre. Les Hollandais qui m'accompagnent sont très heureux de ma décision et me parlent pour me dire que j'ai eu raison, que j'ai fait le bon choix, que je suis un atout pour eux, un exemple qui peut réveiller la conscience des autres soldats français. Il est question du maire du village, mais je ne me souviens pas bien pourquoi.
Je me retrouve comme dans le préau couvert d'une école avec de larges piliers. Je suis seul au début. Puis d'autres personnes arrivent. D'abord des hollandais peu nombreux qui entrent et sortent de l'école en utilisant des portes d'accès situées sous le préau. Puis les français arrivent. Je me recule pour me cacher derrière les piliers. C'est un jeu de cache-cache auquel je me prête sans grande conviction. Je ne suis pas certain du tout de pouvoir échapper à leur vigilance ainsi. Mais on dirait que ça fonctionne pourtant. Les piliers sont assez larges pour cela. J'évite le regard des français. On dirait qu'ils ne me voient même pas même si je me cache mal ou que je ne les intéresse pas. J'écoute leur conversation discrètement. Ils ne sont pas si agressifs mais restent en petits groupes à l'extérieur du préau.
Ensuite je remarque que d'autres personnes sont sous ce préau autour de moi. Je crois que ce sont des Hollandais mais ils ont changé de vêtements. Ils sont habillés "normalement" tous différemment. Plus d'uniformes oranges.
Je remarque une jeune fille blonde/châtain claire à l'allure adolescente. Cheveux mi-longs plutôt maigre de visage, habillée en jean clair et avec un grand blouson clair également. Elle s'approche et me parle longuement. Elle me plaît "gentiment". C'est "mon genre". Je vois son visage très clairement.
Elle a des yeux clairs. Ses traits bougent un peu. Parfois elle paraît plus âgée. Elle est très près de moi comme pour danser un slow. Elle est dans mes bras en fait. Nos joues se touchent. C'est très agréable, sans agression. Elle me félicite pour le travail accompli. Elle me dit que ça y est, "tu oses maintenant rêver à de vraies femmes (?) avec des lèvres (X##XGfrj!!!) et tout ça..." Je fais une objection à ce sujet en disant que c'était déjà le cas avant. Elle en convient mais me dit que c'est mieux maintenant. Je ne comprends pas de qui elle parle. D'elle ou d'une autre ? J'ai du mal à la comprendre, je la regarde droit dans les yeux. Il me semble la reconnaitre, ou tout au moins, me rendre compte que son apparence est un leurre pour m'apprivoiser, m'approcher. C'est quelqu'un d'autre, j'en suis sûr !
Sa voix est si douce et familière. Je lui dis "Tu es Laly (ma fille) ?". Elle sourit et reste muette quelques secondes qui me paraissent trop longues. Pour l'inviter à répondre je fais "C'est plus compliqué que cela ?". Avec un sourire, elle me dit "Je suis Milo (mon fils) !" Je réponds : "Milo en fille ? Pourquoi pas..." Elle ajoute tu préfères que je te parle comme ça ? Et elle se met à zézayer comme le fait mon fils de 5 ans. C'est mignon, mais un poil énervant et surtout incompréhensible. Elle dit 2 ou 3 phrases auxquelles je ne comprends rien ou presque. Je frappe dans mes mains et dis "Redeviens Laly !" Elle s'exécute. Elle sourit toujours. Fin du rêve...