Rêve long et étrange (plein de détails)
Publié : 12 août 2011, 09:57
Bonjour,
Cette année (il y a quelques mois), j'avais fait un rêve très étrange qui m'avait bien plu (plus mes rêves sont étranges, plus ils me plaisent). En principe, mes rêves ne semblent pas "durer" dans le temps, mais celui-ci fait exception. Je l'avais tellement aimé que je l'avais couché sur papier, afin d'être sûr de ne pas l'oublier. De ce fait, je suis capable de retranscrire ici le moindre détail. Voici ce rêve :
Nous - deux de mes amis que je connais bien et moi-même - étions ce soir-là chez un autre de nos amis. Il faisait nuit et notre hôte était absent, sans que je trouve cela étrange. J'ignore où il était mais je ne m'en préoccupais pas. Nous passions une soirée ensemble comme nous en avions l'habitude.
Notre hôte habitait dans un apparemment, mais rien dans l'agencement du mobilier ou la décoration ne me rappelle quoi que ce soit. Pourtant, dans ce rêve, j'avais la certitude que ce n'était pas la première fois que je me trouvais en ces lieux.
Je me souviens que nous avons parlé d'un certain Emmanuel (alors que je ne connais aucun Emmanuel), un autre de nos amis qui n'était pas présent à cette soirée. Nous regrettions tous que ce "Manu" (car c'est ainsi que nous l'appelions) soit absent, car cela faisait un sacré bout de temps que nous l'avions vu.
L'évocation de Manu fit naître dans mon esprit un personnage dont la physionomie était très précise. Il s'agissait d'un jeune homme, de 20-25 ans, cheveux courts et bruns, le visage carré, barbe mal rasée et aspect plutôt négligé, habillé avec une couleur dominante : le kaki. Je revoyais avec nostalgie et amertume ce personnage comme un personnage amusant, voire indispensable dans une soirée ; le genre de personne qui sait animer une soirée, qui amuse par sa simple présence et qui a toujours un mot humoristique à placer dans une conversation.
(J'insiste sur le fait que je ne connais pas cette personne, en dehors de mon rêve. Sa physionomie ne me rappelle personne.)
Nous avons été amené au cours de cette soirée à sortir de l'appartement, sans que je sache vraiment pourquoi. Je sais juste que c'était temporaire, que nous comptions très vite retourner à l'intérieur.
Dehors, la rue me semblait familière. Elle ressemblait à la rue ou j'avais passé les sept premières années de ma vie et où je n'avais jamais remis les pieds depuis (Reims).
Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais je me suis retrouvé tout à coup seul : mes deux amis avaient disparu. J'ai alors décidé de retourner dans l'appartement. Seulement, j'ai soudain réalisé que j'avais oublié à quel étage mon ami habitait, si bien que j'appuyais au hasard sur l'un des boutons de l'ascenseur (je crois me souvenir qu'il s'agissait du numéro 3, sans grande certitude).
A l'intérieur de la cage de cet ascenseur, il y avait des toilettes. Des toilettes dans un ascenseur, je ne trouvais cela nullement étrange, même si c'était la première fois que je constatais leur présence.
Je me suis assis dessus comme je me serais assis sur une chaise, pensant que c'était là le rôle qu'ils étaient censés remplir. Et l'ascenseur commença son ascension.
J'ai au début apprécié la montée, car les toilettes sur lesquels j'étais assis étaient de toilettes massant qui vibraient. Cependant, plus l'ascenseur montait, et plus ce phénomène de vibrations s'accentuait, et les toilettes finirent par tanguer, tantôt à gauche, tantôt à droite. J'ai réalisé soudain que l'ascenseur ne possédait pas de paroi physique, et que je risquais de tomber à chaque fois que les toilettes me balançaient d'un côté puis de l'autre. J'ai constaté également que l'ascenseur semblait très haut, car je ne parvenais pas à apercevoir le sol : à la place, un gouffre noir qui semblait infini. Etant sujet au vertige, je me suis mis à avoir vraiment peur jusqu'à la fin de cette désagréable ascension.
L'ascenseur s'est enfin arrêté, et je m'en suis extirpé avec soulagement. A partir de ce moment, je ne sais plus pourquoi je me retrouve ici, c'est comme si j'errais sans but. Je m'étais retrouvé dans un curieux couloir, poussiéreux, gris et métallique ; il y faisait très sombre, il n y avait aucune source lumineuse. Ce couloir ressemblait un à couloir négligé, abandonné, que plus personne n'empruntait.
J'ai pourtant rencontré un groupe de jeunes que je méconnaissais dans ce couloir, qui eux, contrairement au reste du couloir, étaient en couleur (je me souviens notamment de vêtements rouges, mais ce n'était pas la seule couleur). Je les ai bousculé en passant devant eux, et me suis excusé sans même m'arrêter ou les regarder. Ils n'ont pas semblé se soucier de moi, et je continuais à avancer sans but.
Après un certain moment, j'ai pris subitement conscience que je ne savais pas pour quelle(s) raison(s) je me trouvais ici, et j'ai entrepris de sortir de ces lieux, en prenant l'escalier cette fois-ci. L'escalier était aussi sinistre que le couloir précédent. Il s'agissait d'un escalier en colimaçon, rectangulaire et assez large (on aurait pu tenir à cinq les uns à côté des autres).
Dans ma descente, j'ai rencontré une fille - une chinoise - qui faisait partie, sans que je sache pourquoi, du groupe de jeunes que j'avais bousculé un peu plus tôt. Tandis que nous descendions ensemble, nous avons discuté. Je ne me souviens pas quel était le sujet de conversation, mais de toute évidence, il était intéressant. Nous sommes très vite parvenus dehors, et là nous avons continué à marcher tout en discutant. Je ne me souviens pas plus du décor qui m'entourait à ce moment que de la discussion que nous entretenions. Je me sentais bien en compagnie de cette fille, paisible, alors que je ne me souviens pas que son physique était attrayant ou pas.
J'ignore combien de temps nous avons marché ensemble, mais nous sommes très vite arrivés à Nantes (là où je réside actuellement). Il faisait toujours nuit et nous sommes arrivés sur une place très peuplée. Là , la chinoise m'a dit : "Tes amis sont là -bas." et elle a montré du doigt mes deux amis que j'avais perdu un peu plus tôt dans la soirée. Nous les avons rejoint. Devant l'un de mes amis se trouvait un saladier en plastique, et c'est cet ami qui m'a dit : "Laisse cette chinoise, elle est moche en plus. Et regarde : on a de la Mort. T'en bois une gorgée et après t'es fini." A ce moment, je comprends que le saladier contenait cette soit-disante "Mort." Mon ami s'est alors mis à vomir, une fois dans le saladier, puis une seconde fois par terre. J'ai senti en moi monter un certain malaise.
Un homme, habillé avec des vêtements de pêcheur et qui avait la tête d'une de mes anciennes professeurs, s'est alors approché et a crié à l'intention de mon ami "Il a vomi ! Ivrogne !" avant de vomir à son tour. Là , je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais tout le monde sur la place s'est soudain arrêté et s'est mis à courir dans tous les sens. Mon malaise augmentait. J'étais persuadé que ces gens qui couraient dans tous les sens étaient à la recherche de mauvais coups à faire. Un groupe de quatre ou cinq m'est tombé dessus et a commencé à m'encercler. La peur s'est mélangée à mon étrange malaise. Puis tout aussi subitement que ces gens s'étaient mis à courir dans tous les sens, ils se sont tous arrêtés. Une musique, qui était "La Foule" d'Edith Piaff, s'est alors faite entendre sur toute la place. Et tous les gens se sont mis par deux et ont dansé une valse (sauf moi, je regardais le spectacle avec soulagement).
Je ne sais pas ce qu'il s'est passé ensuite. Nous nous sommes retrouvés avec mes deux amis à la terrasse d'un bar. La chinoise avait disparu mais je n'y prêtais pas attention. J'ai demandé à mon ami qui avait vomi : "C'est quoi, au juste, la Mort ?" Il m'a fait comprendre qu'il n'aimait pas la question en m'intimant de parler moins fort tout en s'assurant que personne autour n'avait entendu ma question. Il a ajouté "T'as pas vu l'amiante ?" Tout est alors devenu clair dans mon esprit. La Mort était une sorte de drogue liquide, j'ignore à partir de quoi elle était faite mais l'amiante rentrait apparemment dans sa composition. Cette Mort leur avait été fournie par un barman en toute illégalité, c'est pourquoi il était peu conseillé d'en parler ouvertement ici.
J'ai souhaité ajouter quelque chose, mais je n'en ai pas eu l'occasion ; je me suis réveillé.
Cette année (il y a quelques mois), j'avais fait un rêve très étrange qui m'avait bien plu (plus mes rêves sont étranges, plus ils me plaisent). En principe, mes rêves ne semblent pas "durer" dans le temps, mais celui-ci fait exception. Je l'avais tellement aimé que je l'avais couché sur papier, afin d'être sûr de ne pas l'oublier. De ce fait, je suis capable de retranscrire ici le moindre détail. Voici ce rêve :
Nous - deux de mes amis que je connais bien et moi-même - étions ce soir-là chez un autre de nos amis. Il faisait nuit et notre hôte était absent, sans que je trouve cela étrange. J'ignore où il était mais je ne m'en préoccupais pas. Nous passions une soirée ensemble comme nous en avions l'habitude.
Notre hôte habitait dans un apparemment, mais rien dans l'agencement du mobilier ou la décoration ne me rappelle quoi que ce soit. Pourtant, dans ce rêve, j'avais la certitude que ce n'était pas la première fois que je me trouvais en ces lieux.
Je me souviens que nous avons parlé d'un certain Emmanuel (alors que je ne connais aucun Emmanuel), un autre de nos amis qui n'était pas présent à cette soirée. Nous regrettions tous que ce "Manu" (car c'est ainsi que nous l'appelions) soit absent, car cela faisait un sacré bout de temps que nous l'avions vu.
L'évocation de Manu fit naître dans mon esprit un personnage dont la physionomie était très précise. Il s'agissait d'un jeune homme, de 20-25 ans, cheveux courts et bruns, le visage carré, barbe mal rasée et aspect plutôt négligé, habillé avec une couleur dominante : le kaki. Je revoyais avec nostalgie et amertume ce personnage comme un personnage amusant, voire indispensable dans une soirée ; le genre de personne qui sait animer une soirée, qui amuse par sa simple présence et qui a toujours un mot humoristique à placer dans une conversation.
(J'insiste sur le fait que je ne connais pas cette personne, en dehors de mon rêve. Sa physionomie ne me rappelle personne.)
Nous avons été amené au cours de cette soirée à sortir de l'appartement, sans que je sache vraiment pourquoi. Je sais juste que c'était temporaire, que nous comptions très vite retourner à l'intérieur.
Dehors, la rue me semblait familière. Elle ressemblait à la rue ou j'avais passé les sept premières années de ma vie et où je n'avais jamais remis les pieds depuis (Reims).
Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais je me suis retrouvé tout à coup seul : mes deux amis avaient disparu. J'ai alors décidé de retourner dans l'appartement. Seulement, j'ai soudain réalisé que j'avais oublié à quel étage mon ami habitait, si bien que j'appuyais au hasard sur l'un des boutons de l'ascenseur (je crois me souvenir qu'il s'agissait du numéro 3, sans grande certitude).
A l'intérieur de la cage de cet ascenseur, il y avait des toilettes. Des toilettes dans un ascenseur, je ne trouvais cela nullement étrange, même si c'était la première fois que je constatais leur présence.
Je me suis assis dessus comme je me serais assis sur une chaise, pensant que c'était là le rôle qu'ils étaient censés remplir. Et l'ascenseur commença son ascension.
J'ai au début apprécié la montée, car les toilettes sur lesquels j'étais assis étaient de toilettes massant qui vibraient. Cependant, plus l'ascenseur montait, et plus ce phénomène de vibrations s'accentuait, et les toilettes finirent par tanguer, tantôt à gauche, tantôt à droite. J'ai réalisé soudain que l'ascenseur ne possédait pas de paroi physique, et que je risquais de tomber à chaque fois que les toilettes me balançaient d'un côté puis de l'autre. J'ai constaté également que l'ascenseur semblait très haut, car je ne parvenais pas à apercevoir le sol : à la place, un gouffre noir qui semblait infini. Etant sujet au vertige, je me suis mis à avoir vraiment peur jusqu'à la fin de cette désagréable ascension.
L'ascenseur s'est enfin arrêté, et je m'en suis extirpé avec soulagement. A partir de ce moment, je ne sais plus pourquoi je me retrouve ici, c'est comme si j'errais sans but. Je m'étais retrouvé dans un curieux couloir, poussiéreux, gris et métallique ; il y faisait très sombre, il n y avait aucune source lumineuse. Ce couloir ressemblait un à couloir négligé, abandonné, que plus personne n'empruntait.
J'ai pourtant rencontré un groupe de jeunes que je méconnaissais dans ce couloir, qui eux, contrairement au reste du couloir, étaient en couleur (je me souviens notamment de vêtements rouges, mais ce n'était pas la seule couleur). Je les ai bousculé en passant devant eux, et me suis excusé sans même m'arrêter ou les regarder. Ils n'ont pas semblé se soucier de moi, et je continuais à avancer sans but.
Après un certain moment, j'ai pris subitement conscience que je ne savais pas pour quelle(s) raison(s) je me trouvais ici, et j'ai entrepris de sortir de ces lieux, en prenant l'escalier cette fois-ci. L'escalier était aussi sinistre que le couloir précédent. Il s'agissait d'un escalier en colimaçon, rectangulaire et assez large (on aurait pu tenir à cinq les uns à côté des autres).
Dans ma descente, j'ai rencontré une fille - une chinoise - qui faisait partie, sans que je sache pourquoi, du groupe de jeunes que j'avais bousculé un peu plus tôt. Tandis que nous descendions ensemble, nous avons discuté. Je ne me souviens pas quel était le sujet de conversation, mais de toute évidence, il était intéressant. Nous sommes très vite parvenus dehors, et là nous avons continué à marcher tout en discutant. Je ne me souviens pas plus du décor qui m'entourait à ce moment que de la discussion que nous entretenions. Je me sentais bien en compagnie de cette fille, paisible, alors que je ne me souviens pas que son physique était attrayant ou pas.
J'ignore combien de temps nous avons marché ensemble, mais nous sommes très vite arrivés à Nantes (là où je réside actuellement). Il faisait toujours nuit et nous sommes arrivés sur une place très peuplée. Là , la chinoise m'a dit : "Tes amis sont là -bas." et elle a montré du doigt mes deux amis que j'avais perdu un peu plus tôt dans la soirée. Nous les avons rejoint. Devant l'un de mes amis se trouvait un saladier en plastique, et c'est cet ami qui m'a dit : "Laisse cette chinoise, elle est moche en plus. Et regarde : on a de la Mort. T'en bois une gorgée et après t'es fini." A ce moment, je comprends que le saladier contenait cette soit-disante "Mort." Mon ami s'est alors mis à vomir, une fois dans le saladier, puis une seconde fois par terre. J'ai senti en moi monter un certain malaise.
Un homme, habillé avec des vêtements de pêcheur et qui avait la tête d'une de mes anciennes professeurs, s'est alors approché et a crié à l'intention de mon ami "Il a vomi ! Ivrogne !" avant de vomir à son tour. Là , je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais tout le monde sur la place s'est soudain arrêté et s'est mis à courir dans tous les sens. Mon malaise augmentait. J'étais persuadé que ces gens qui couraient dans tous les sens étaient à la recherche de mauvais coups à faire. Un groupe de quatre ou cinq m'est tombé dessus et a commencé à m'encercler. La peur s'est mélangée à mon étrange malaise. Puis tout aussi subitement que ces gens s'étaient mis à courir dans tous les sens, ils se sont tous arrêtés. Une musique, qui était "La Foule" d'Edith Piaff, s'est alors faite entendre sur toute la place. Et tous les gens se sont mis par deux et ont dansé une valse (sauf moi, je regardais le spectacle avec soulagement).
Je ne sais pas ce qu'il s'est passé ensuite. Nous nous sommes retrouvés avec mes deux amis à la terrasse d'un bar. La chinoise avait disparu mais je n'y prêtais pas attention. J'ai demandé à mon ami qui avait vomi : "C'est quoi, au juste, la Mort ?" Il m'a fait comprendre qu'il n'aimait pas la question en m'intimant de parler moins fort tout en s'assurant que personne autour n'avait entendu ma question. Il a ajouté "T'as pas vu l'amiante ?" Tout est alors devenu clair dans mon esprit. La Mort était une sorte de drogue liquide, j'ignore à partir de quoi elle était faite mais l'amiante rentrait apparemment dans sa composition. Cette Mort leur avait été fournie par un barman en toute illégalité, c'est pourquoi il était peu conseillé d'en parler ouvertement ici.
J'ai souhaité ajouter quelque chose, mais je n'en ai pas eu l'occasion ; je me suis réveillé.