abondance 7 a écrit :Bonjour,
je suis au travail assise à une table avec d'autres personnes , il y a un homme qui lis à haute voix une histoire ,je lis en même temps l'histoire écrite sur une feuille posée devant moi .
il y a une assiette posée devant moi avec de la nourriture , je commence à manger et je mets à la bouche quelques haricots verts , j'en fais tomber un peu et du coup je suis un peu gênée car un homme qui est assis en face de moi a vu que je ne mangeais pas proprement .
un homme habillé d'une chemise blanche col mao sort de la pièce .
Je dis à l'homme qui est assis en face de moi: " on est pas sensé travailler normalement ?!"
il me répond en souriant qu'il n'y a pas que le travail ...Il parle un certain temps mais je n'ai pas entendu ce qu'il disait et il souriait toujours pendant qu'il parlait.
ensuite une femme qui se trouve sur ma droite , elle a des cheveux noirs ( frange et coupe au carré ) et des grosses lunettes noires montre avec son doigt ou avec la flèche de la souris une icone sur le côté droit de l'écran d'un ordinateur ( je ne sais pas si elle clic dessus ou pas).
merci
J'ai procédé aujourd'hui au rendu de ce rêve sous une structure différente que ci-dessus (°) . On pourrait le titrer aussi -Du point de vue "problématique oedipienne" qui cherche une résolution-.
Cet aspect du message ci-dessus de ce rêve doit être complété aussi sous un autre facette de vous : la structure oedipienne qui est capitale dans votre compréhension pour arriver à passer à une autre étape de votre cheminement ; le rêve fait paraître un triangle oedipien -père mère fille-.
(°) : les rêves peuvent s'interpréter sous différentes structures.

1)Le champ lexical fait voir une rêveuse en pleine activité, une activité/travail sur soi, cela parle d'une histoire. On suppose aisément de sa propre histoire. Le rêve lui montre, qu'au moment du rêve, elle est toujours dans la répétition de sa propre Histoire. Mais, soudain, elle est gênée, serait-ce un début de prise de conscience qu'elle répète toujours son ancienne histoire. Le cadre, une table avec d'autres personnes : la structure sociale. Il y a un lien/une emprise, une attraction très forte entre cet homme qui lit et elle dont elle répète sa lecture. Ce qui suppose qu'elle répète un certain schéma dont elle est toujours dépendante.
La lecture est interrompue par l'attraction pour un autre homme «
assis en face de moi » qui sourit sans cesse. La rêveuse n'entendait pas ce qu'il disait, mais son attention était captée par le sourire de cet homme. Il s'agit de la pulsion de vie qui est en train de monter, le désir d'une femme envers un homme, en qui elle voit aussi un « guide » puisqu'elle attend de lui qu'il la guide dans son travail.
«
je suis assise à une table avec d'autres personnes »
suggère à la rêveuse de prendre une fois pour toute sa vraie place dans la vie. Il y a ici des débuts de prise de conscience qui sont en train de se faire. L'homme qui lit à haute voix pourrait être
l'avatar du père qui révèle qu'il y a eu chez la rêveuse une propension à
l'idéalisation de ce père. Idéalisation qu'elle doit dépasser aujourd'hui pour présager d'une solution oedipenne -ne plus être dans la recherche du père-. Et ce rêve lui fait prendre conscience qu'il s'agit d'un processus de dissolution qu'elle doit mener jusqu'au bout pour ne plus être dans la recherche du père au travers cet homme qui lui sourit. C'est ce qui lui permettra d'acquérir une maturité sexuelle, donc une autonomie propre, donc un animus positif.

2) Le champ lexical fait apparaître un autre personnage non moins important : la femme aux cheveux noirs et aux grosses lunettes noires. Elle confirme dans ce rêve la ‘'triangulation oedipienne'' soulevée ci-dessus. Il s'agirait de l'avatar de la mère de la rêveuse. Elle révèle son rôle.
Je vous ai posé la question ci-dessus, quel âge aviez-vous dans le rêve. En effet, la lecture de ce rêve remémore la période des 14 ans, l'âge de la puberté. A cette femme est associé ce qu'il y a de sombre «
cheveux noirs, lunettes noires ». Elle est la projection de votre ombre, mais en même temps l'ombre d'elle-même. C'est-à -dire, la rivale de la fille. L'«
icône » suggère
beaucoup de choses, mais ce qui vient à l'esprit en premier, c'est votre double. La mère qui veut prendre la place de la fille et qui se pose en rivale. Je précise que le rêve situe dans une certaine mémoire, une histoire... celle de la rêveuse.
(D'ailleurs, il y a une question induite par le rêve qui me brûle les lèvres et que je vous pose, mais qui n'est peut-être pas réalité et qui aurait pu l'être : n'auriez-vous pas rencontré des problèmes de santé vers l'âge de 13 - 14 - 15 ans, des difficultés pour vous nourir -je pense à anorexie/début d'anorexie-. Il s'agit d'une parenthèse que je referme).
La «
flèche » symbolise ce que vous devez être, votre vraie place que vous devez conscientiser trouver /réaliser, objecter/ prendre vis-à -vis de votre mère pour vous dissocier d'elle
aujourd'hui et réaliser votre autonomie. Il vous faut mourir de cet aspect ‘'confusionnel'' de vous pour pouvoir renaître totalement de vous.

En conclusion, le rêve vous montre que vous devez prendre votre vraie place socialement parlant, en opérant un processus de ‘'désidéalisation'' vis-à -vis de votre père, et aussi réaliser une prise d'autonomie réelle, un processus de dissociation entre votre mère et vous. Les «
cheveux noirs » et les «
lunettes noires » révèlent quelque chose de toujours pas claire entre vous et votre mère.
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Voici le rêve « il est assis sur mon siège » du 11.10.14
http://www.reve-interprete.com/interpre ... 33562.html
«
je suis sur mon lieu de travail , je suis habillé d'une sorte de bermuda blanc ou gris chiné avec un motif à l'arrière des cuisses;
j'ai mis ce bermuda avec l'intention de montrer mes jambes , je voudrais qu'un homme que je connais voit mes jambes.
Je suis toujours sur mon lieu de travail , dans mon bureau ,et l'homme en question est assis à mon bureau sur mon siège , il est assis sur ce siège pendant tout le rêve , il a l'air très à l'aise , très décontracté et moi je fais des allées et venues entre mon bureau et l'extérieur , je suis plutôt enjouée et souriante , je suis toujours habillée de ce bermuda , qui d'ailleurs n'est pas très saillant et il y a aussi plusieurs personnes avec nous dans le bureau et ça m'ennuie un peu car j'aurais préférée être seule avec lui. »

Ce rêve doit être rapproché du rêve « Toute une histoire du 30.09.14 » pour le comprendre.

La pulsion de vie qui s'exprime à travers cette attraction pour cet homme serait plus fondée, par incompréhension, sur une ‘'animalité débridée''
(*). L'homme que je connais, le même que celui du premier rêve : «
l'homme qui est assis en face de moi ». Il est le personnage central, celui dont elle attend, on a vu plus haut, qu'il la guide dans son travail sur elle. Voir le cadre du rêve, le «
bureau ». Il est assis sur «
mon siège », le «
siège » dans ce contexte du rêve est l'anatomie de la rêveuse. Il n'y a aucun équivoque : la rêveuse s' offre à lui sans aucune réserve.
Le
rêve insiste sur le fait que la rêveuse continue par rejouer sa propre histoire. Elle se sent gênée par «
plusieurs personnes avec nous dans le bureau ». De plus, elle n'est pas à l'aise dans ses vêtements : le bermuda «
n'est pas très séant » ; il est le reflet de ce qui se passe dans la psyché de la rêveuse.
Tout ceci montre que la rêveuse n'est pas dans son élément, car elle n'a toujours pas opéré le processus de ‘'désidéalisation'' du père... qui révèle que derrière cette convoîtise/attraction, il y a toujours, inconsciemment, la
recherche du père. Elle n'a toujours pas récupéré son sentiment de légitimité, mais vogue/erre toujours sur l'interdit à une relation de complémentarité, car l'autre/l'extérieur/l'homme, vu toujours à travers le père, l'idéalisation inconsciente qui s'opère -le père dont la mère a dû fermer l'accès à sa fille-.

Nota : «
moi je fais des allées et venues entre mon bureau et l'extérieur » : cela veut dire qu'il vous faut régler d'abord des choses intérieures en vous, pour pouvoir avoir une attraction fondée sur un discernement instinctif (et non sur une animalité débridée) = autrement dit, dépasser le père pour pouvoir voir en un autre homme/extérieur « père = intérieur - autre homme = extérieur » une vraie complémentarité. D'après le rêve, vous êtes toujours dans cette intériorité « autre homme = père de manière inconsciente ».
(*) : il n'y a rien de péjoratif dans mes propos.