le chaton (cauchemard)
Publié : 26 août 2008, 18:26
[b]j'ai été reveillée cette nuit par un cauchemar assez prenant.
Il faut savoir, avant que je ne le raconte, que ma maison de campagne est envahie de chats - et donc de chatons. La vieille voisine les nourrit et les laisse faire des dizaines de portées par an! Alors quand je peux, j'attrape les chatons femelles, je les élève, et je les donne. C'est toujours ca qui ne fera pas de petits...
La veille, j'ai ramené a Paris le dernier chaton pour cet été : une petite femelle nommée Gremlin. C'est d'elle que j'ai rêvé.[/b]
J'étais au milieu d'un rêve paisible. Une vague histoire de théatre, de piscine, de spectacle, de tempête.....
Brusquement, l'un des personnages de mon rêve, coiffé d'une couronne, voit sa tête et sa parure d'or s'étirer monstrueusement....... Il est aspiré dans un tube subaquatique... Et je me retrouve "chez moi", dans une salle qui ressemble a mon salon. Je suis avec mon père. Tous les chatons que j'ai donnés ces dernières années sont là : toujours petits, joueurs, mignons! Je me retourne.
Gremlin semble essayer de grimper a quelque chose d'assez bas (un petit banc?) en bois, mais elle tombe en arrière. Ce "quelque chose" me bouche la vue, alors je ne sais pas trop comment c'est arrivé, mais.... Le chaton est ouvert. On dirait qu'elle a été ouverte de la gorge a l'arrière-train par un scalpel. Il n'y a pas de sang, mais les côtes sont mises a nu. Tout son corps est anarchique : la tête est collée a ce qui était son flanc droit (donc je la vois a gauche, vu que le chaton est sur le dos), les boyaux sont absents... Pourtant, je trouve ca parfaitement normal. Je crie d'horreur. Mon père vient voir et me dit qu'elle est morte. (dans la vraie vie, mon père n'a rien a cirer des chatons...) Je ne peux pas le croire! Elle ne peut pas être morte comme ça! Ma petite Gremlin chérie!! Je me penche sur le petit corps. Les minuscules poumons sont sur les côtes, hors de la cage thoracique - mais là aussi ca me parait naturel. Et je les vois qui se gonflent et se dégonflent lentement...
"Elle est vivante!!" Mais mon père fait la sourde oreille. "Papa!! Elle est [i]vivante[/i]!!! Il faut vite l'emmener chez un véto!!"
Mon père grommelle sur le cout de l'opération, mais j'insiste tellement qu'il semble amorcer un chemin vers la sortie. J'ai peur pour le chaton, je panique... Je sors une serviette blanche de je ne sais ou et la passe au micro-ondes (??) pour la réchauffer. Et ca marche... C'est vaguement tiède, j'espérerais bien plus chaud, mais je n'ai plus le temps. J'emballe la pauvre bête dans la serviette et sors précipitament. Il me semble que je suis en chaussettes...
***
Tout au long de mon rêve, la blessure m'interpelle. On dirait que c'est chirurgical. Je ne comprend pas comment elle a pu se faire ca.
edit : a partir du moment ou elle tombe, la petite chatte ne bouge pas ni ne miaule. en y reflechissant un peu, je ne vois pas ses yeux.....
***
Je suis dans un hall avec mon père, j'ai toujours mon paquet morbide sur moi. Un grand interphone doré aux boutons d'appel blancs est devant nous. Mon père sonne, mais pas de réponse.... Il appuie alors frenetiquement sur des boutons au hasard. Une porte s'ouvre sur notre gauche, un homme d'une soixantaine d'années en sort. Nous lui demandons ou est le vétérinaire. Il répond qu'il a prit sa retraite et que depuis, il n' l'a vu que deux fois en six mois. Il s'eclipse poliment.
Mais le vétérinaire DOIT être là , sinon Gremlin va mourir!! Heureusement, je ne sais plus pourquoi ni comment, une porte s'ouvre et nous nous y engouffrons.
Nous voila dans une sorte de grande cour interieure, pleine de cadavres de gros chiens soigneusement empilés comme des buches. Ici en revanche, le sang est bien présent! Je songe avec angoisse **ca pue la mort ici, il faut faire vite, si elle sent ca, elle n'aura plus la force de vivre...!**
Je m'approche donc du vétérinaire qui est un peu plus loin, en train de débiter a la tronçonneuse ce qui me semble être un labrador. Je lui demande ses services, il répond qu'il ne veut pas. Il commence a neiger, il y a du vent... J'insiste. Il demande a voir le chaton, je le lui montre. Il lui jette un regard vague et déclare ne rien pouvoir faire.... Je suis indignée, horrifiée. Je lui montre les poumons. "Elle respire! Mon chat est vivant!! VIVANT, VOUS ENTENDEZ??! Vous ne POUVEZ PAS, vous n'avez PAS LE DROIT de la laisser mourir sans rien faire!!!". La neige se transforme en pluie torrentielle. Et il réplique calmement : "La seule chose que je pourrais faire si tu me la donne, c'est la foutre a la poubelle." Et il reprend nonchalamment sa tronçonneuse.
Je baisse les yeux vers ce que contient ma serviette et je contemple ce petit être qui lutte et palpite pour sa survie...
Je réalise que je suis la seule qui veuille la sauver. Elle est là , dans mes mains, elle souffre, elle va mourir, je suis la seule qui veut la sauver, mais je ne sais pas quoi faire. C'est ma faute si elle va mourir. Je veux la sauver, mais je ne peux pas. Tout le monde s'en fout. Je ne sais pas quoi faire.
Alors lentement, je presse la petite chose agonisante contre mon poitrail, je me penche sur elle dans un ultime geste de protection, et je me met a hurler de désespoir.
[b]
Je me suis réveillée en sursaut, le visage trempé de larmes.
Je n'arrive pas a comprendre mon rêve (auto-censuration je présume), l'un(e) d'entre vous peut-il m'aider?[/b][/code]
Il faut savoir, avant que je ne le raconte, que ma maison de campagne est envahie de chats - et donc de chatons. La vieille voisine les nourrit et les laisse faire des dizaines de portées par an! Alors quand je peux, j'attrape les chatons femelles, je les élève, et je les donne. C'est toujours ca qui ne fera pas de petits...
La veille, j'ai ramené a Paris le dernier chaton pour cet été : une petite femelle nommée Gremlin. C'est d'elle que j'ai rêvé.[/b]
J'étais au milieu d'un rêve paisible. Une vague histoire de théatre, de piscine, de spectacle, de tempête.....
Brusquement, l'un des personnages de mon rêve, coiffé d'une couronne, voit sa tête et sa parure d'or s'étirer monstrueusement....... Il est aspiré dans un tube subaquatique... Et je me retrouve "chez moi", dans une salle qui ressemble a mon salon. Je suis avec mon père. Tous les chatons que j'ai donnés ces dernières années sont là : toujours petits, joueurs, mignons! Je me retourne.
Gremlin semble essayer de grimper a quelque chose d'assez bas (un petit banc?) en bois, mais elle tombe en arrière. Ce "quelque chose" me bouche la vue, alors je ne sais pas trop comment c'est arrivé, mais.... Le chaton est ouvert. On dirait qu'elle a été ouverte de la gorge a l'arrière-train par un scalpel. Il n'y a pas de sang, mais les côtes sont mises a nu. Tout son corps est anarchique : la tête est collée a ce qui était son flanc droit (donc je la vois a gauche, vu que le chaton est sur le dos), les boyaux sont absents... Pourtant, je trouve ca parfaitement normal. Je crie d'horreur. Mon père vient voir et me dit qu'elle est morte. (dans la vraie vie, mon père n'a rien a cirer des chatons...) Je ne peux pas le croire! Elle ne peut pas être morte comme ça! Ma petite Gremlin chérie!! Je me penche sur le petit corps. Les minuscules poumons sont sur les côtes, hors de la cage thoracique - mais là aussi ca me parait naturel. Et je les vois qui se gonflent et se dégonflent lentement...
"Elle est vivante!!" Mais mon père fait la sourde oreille. "Papa!! Elle est [i]vivante[/i]!!! Il faut vite l'emmener chez un véto!!"
Mon père grommelle sur le cout de l'opération, mais j'insiste tellement qu'il semble amorcer un chemin vers la sortie. J'ai peur pour le chaton, je panique... Je sors une serviette blanche de je ne sais ou et la passe au micro-ondes (??) pour la réchauffer. Et ca marche... C'est vaguement tiède, j'espérerais bien plus chaud, mais je n'ai plus le temps. J'emballe la pauvre bête dans la serviette et sors précipitament. Il me semble que je suis en chaussettes...
***
Tout au long de mon rêve, la blessure m'interpelle. On dirait que c'est chirurgical. Je ne comprend pas comment elle a pu se faire ca.
edit : a partir du moment ou elle tombe, la petite chatte ne bouge pas ni ne miaule. en y reflechissant un peu, je ne vois pas ses yeux.....
***
Je suis dans un hall avec mon père, j'ai toujours mon paquet morbide sur moi. Un grand interphone doré aux boutons d'appel blancs est devant nous. Mon père sonne, mais pas de réponse.... Il appuie alors frenetiquement sur des boutons au hasard. Une porte s'ouvre sur notre gauche, un homme d'une soixantaine d'années en sort. Nous lui demandons ou est le vétérinaire. Il répond qu'il a prit sa retraite et que depuis, il n' l'a vu que deux fois en six mois. Il s'eclipse poliment.
Mais le vétérinaire DOIT être là , sinon Gremlin va mourir!! Heureusement, je ne sais plus pourquoi ni comment, une porte s'ouvre et nous nous y engouffrons.
Nous voila dans une sorte de grande cour interieure, pleine de cadavres de gros chiens soigneusement empilés comme des buches. Ici en revanche, le sang est bien présent! Je songe avec angoisse **ca pue la mort ici, il faut faire vite, si elle sent ca, elle n'aura plus la force de vivre...!**
Je m'approche donc du vétérinaire qui est un peu plus loin, en train de débiter a la tronçonneuse ce qui me semble être un labrador. Je lui demande ses services, il répond qu'il ne veut pas. Il commence a neiger, il y a du vent... J'insiste. Il demande a voir le chaton, je le lui montre. Il lui jette un regard vague et déclare ne rien pouvoir faire.... Je suis indignée, horrifiée. Je lui montre les poumons. "Elle respire! Mon chat est vivant!! VIVANT, VOUS ENTENDEZ??! Vous ne POUVEZ PAS, vous n'avez PAS LE DROIT de la laisser mourir sans rien faire!!!". La neige se transforme en pluie torrentielle. Et il réplique calmement : "La seule chose que je pourrais faire si tu me la donne, c'est la foutre a la poubelle." Et il reprend nonchalamment sa tronçonneuse.
Je baisse les yeux vers ce que contient ma serviette et je contemple ce petit être qui lutte et palpite pour sa survie...
Je réalise que je suis la seule qui veuille la sauver. Elle est là , dans mes mains, elle souffre, elle va mourir, je suis la seule qui veut la sauver, mais je ne sais pas quoi faire. C'est ma faute si elle va mourir. Je veux la sauver, mais je ne peux pas. Tout le monde s'en fout. Je ne sais pas quoi faire.
Alors lentement, je presse la petite chose agonisante contre mon poitrail, je me penche sur elle dans un ultime geste de protection, et je me met a hurler de désespoir.
[b]
Je me suis réveillée en sursaut, le visage trempé de larmes.
Je n'arrive pas a comprendre mon rêve (auto-censuration je présume), l'un(e) d'entre vous peut-il m'aider?[/b][/code]