rêve récurrent

Interpretation des reves. La symbolique des reves décryptée sur le forum de la plus grande communauté francophone d'interpretation des reves en ligne. Des milliers de symboles décrits dans le dictionnaire des reves.

Modérateur : ROSA ALBA

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andromaque
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rêve récurrent

Message par andromaque »

J'aimerai savoir pourquoi je fais régulièrement ce rêve récurrent : je suis dans une gare ou dans un aéroport, et je me perd, je perd mes bagages, je perd les gens avec qui je suis, j'ai perdu mon billet, je loupe mon train ou mon avion et je me retrouve au final perdue dans un endroit indéchiffrable de la gare ou de l'aéroport avec personne pour m'aider. c'est incroyable comme je fais souvent ce rêve, ce n'est pas vraiment un cauchemard car je ne souffre pas, mais c'est souvent triste et déprimant puisque je ne m'en sors jamais, je ne retrouve jamais ni mes bagages, ni ma destination, etc...
quelqu'un peut-il m'aider ?
bozarchi
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Message par bozarchi »

Bonsoir Andromaque,
Tu sembles ne pas bien savoir où tu en es dans la vraie vie. On a vraiment l'impression que tu rames, pommée, lassée de traverser en solitaire une période où l'incertitude devient ton seul repère.
Il se pourrait que tu aies entrepris, sans succès, diverses tentatives professionnelles ou autres qui ne t'aient laissé que des sentiments d'échec, d'impuissance et de frustration.
Le titre de ce rêve aurait pu ressembler à  Â«Â je me perds et je perds tout ». Pour remédier à  cette dérive, il semble nécessaire que tu commences par te retrouver, te recentrer, et le reste suivra.
andromaque
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Message par andromaque »

Merci Bozarchi, c'est tout à  fait ça, d'ailleurs l'interprétation en est tellement évidente... je me demande même comment j'ai pu penser à  venir demander de l'aide, sans doute un refus de ma part de comprendre le message évident de ce rêve récurrent... oui comme tu le dis , le titre que je pourrai trouver résume également mon problème, et tu vois, moi je pensais hier à  un titre (puisque trouver un titre à  son rêve constitue le message principal du rêve), c'est "je me suis totalement perdue", je ne sais pas si tu connais la chanson de V. Sanson "J'me suis tellement perdue...", c'est toute ma vie. Ce rêve que je fais très régulièrement vient me rappeler à  l'ordre presque gentiment, comme le ferait un ami.. et jamais je ne l'ai écouté... je continue à  me perdre. Mais merci de ton écoute, tu vois, je ne sais pas comment me recentrer sur moi, cela me fait peur, un peu comme si j'avais tellement toujours fonctionné à  l'inverse : me perdre, que je ne pense plus être capable de me retrouver.
bozarchi
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Message par bozarchi »

Tu écris avec une sincérité touchante : « ... je me demande même comment j'ai pu penser à  venir demander de l'aide, sans doute un refus de ma part de comprendre le message évident de ce rêve récurrent... »
C'est aussi ce qui a d'abord traversé ma pensée.
Puis j'ai vu un parallèle avec cette « perdition », parce que ce que tu cherches est aussi proche de toi et aussi évident que la signification de ce rêve.
C'est probablement par manque de confiance en tes capacités que tu as en vain cherché partout ailleurs ce qui est en toi.
Je viens de lire les paroles de la chanson de V. Sanson, mais j'ignore tout de ton histoire, et je crains que tu ne te sois jamais autorisée à  exister réellement. Cette espèce de négation de toi-même pourrait puiser ses racines dans l'éducation reçue. Elle ne t'aurait pas permis de te sentir vraiment considérée. Imprégnée d'une image aussi dévalorisante, mais obéissante, tu aurais multiplié la répétition de ce schéma dévitalisant.
Pareille mésestime de soi ne facilite pas les retrouvailles, mais il n'est pas trop tard pour inverser la tendance. Quand on désire sincèrement quelque chose, des opportunités ne tardent pas à  se présenter.
Un de tes avantages est d'avoir constitué une sacrée boite à  outils.
andromaque
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Message par andromaque »

Quel plaisir de te lire et quelle justesse dans tes propos ! oui c'est mon éducation et plus particulièrement un évènement qui a provoqué cette absence de confiance en moi, d'ailleurs c'est bien pire c'est ce que tu dis "la négation de moi" et ce schéma que je répète depuis toujours. Le savoir, en avoir pris conscience, avoir pardonné à  mes parents (enfin presque) ne m'a jamais permis d'agir. et encore aujourd'hui, je refuse ces retrouvailles par peur d'imaginer ce que cela pourrait me faire perdre. Je me suis construit une prison, même pas dorée... et je m'y tiens. Tu vois, chaque fois que je fais ce rêve, je réalise à  quel point je me suis perdue, et pourtant je ne sais pas vraiment quoi faire pour y remédier. Je suis enkystée dans mon quotidien, je crois que si je faisais un film où je montrais ma vie telle qu'elle est, ce serait du grand cinéma, une non-vie à  ce point-là , à  part des gens qui sortent jamais de chez eux, je vois pas... car moi, ce qui me différencie de ces gens-là  qui existent, c'est que je sors de chez moi tous les jours pour aller bosser, à  part ça, rien, le vide, le vide que j'entretiens avec obstination. et toi, comment fais-tu pour tout capter si vite ? j'avoue que j'aimerai bien en savoir un peu plus sur toi...c'est rare une telle capacité d'écoute, enfin de lecture... j'ai souvent passé ma vie à  écouter les autres, les regarder vivre, etc... tu connais "Elle vit sa vie par procuration...."
bozarchi
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Message par bozarchi »

Tu parles d'un évènement qui aurait « provoqué cette absence de confiance» en toi. Je ne souhaite pas jouer sur les mots inutilement, mais je pense que tu as raison si on entend par là  qu'il l'a révélé. En effet, je ne sais pas de quoi il s'agit, je suppose simplement qu'il manquait un élément déclencheur pour que tu prennes conscience de la provenance de ton mal-être, un peu comme Monsieur Jourdain a découvert qu'il faisait de la prose.

Tu écris aussi : « Et encore aujourd'hui, je refuse ces retrouvailles par peur d'imaginer ce que cela pourrait me faire perdre ». C'est tellement vrai que c'en est désarmant. C'est bien dans l'acceptation de la perte que réside le problème majeur. On passe la moitié de sa vie à  se barder d'artifices illusoires, et l'autre moitié à  redouter de larguer ces boulets qui menacent pourtant de couler notre embarcation. Je devrais plutôt parler de Montgolfière avec l'espoir, en lâchant ce lest, de monter et de prendre suffisamment de recul pour constater l'absurdité qui guidait nos pas. C'est tout sauf un message de désespoir que je t'adresse, car il est inévitable de naître dans un berceau que l'on n'a pas confectionné soi-même.
Si tu as vécu ta vie par procuration, c'était certainement par stratégie de survie dans ton contexte, parce que ton berceau était perché dans un nid d'aigle.
Mais maintenant tu as le droit de t'identifier à  autre chose qu'aux pigeons sur ton balcon.
Tu demandes : « Et toi... ? ». Moi aussi, j'ai longtemps vécu au travers de rôles de substitution. Par exemple, une bonne qui m'a élevé parmi mes 4 frères et sœurs chez mes parents, m'a considéré comme l'enfant qu'elle n'a jamais eu, et je l'ai aimé bien plus que ma mère.
Plus tard, un oncle éloigné m'a hébergé pendant une partie de mes études. Il m'a avoué revivre complètement au travers de moi sa jeunesse, et ce d'autant plus que je fricotais avec la fille de la nana qu'il avait à  mon âge...
D'épisode en épisode, je me perdais aussi dans la peau des autres. Cette histoire m'a conduit chez un psychanalyste où j'ai pu commencer à  en repérer la trame. C'est là  que j'ai appris à  interpréter mes rêves, et surtout à  regarder différemment.
Karina-B
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Message par Karina-B »

Bonjour Andromaque!

La gare signifie sur le plan sentimental, vous foncez tête baissée. Vos préférences vont vers une personne de l'autre sexe qui est plus âgée, plus expérimentée, bref, plus mûre. Vous souhaitez vivre des histoires passionnelles intenses, des amours palpitantes où l'on se livre totalement.

Aéroport signifie que vous adorez le romanesque. N'oubliez pas que l'amitié engendre l'affection. Il faut voir les choses sous leur vrai jour.

Si un objet est perdu signifie vous ne tentez pas de réagir contre vos tendances dépressives et l'impression de faiblesse qui vous accable. Au contraire, vous vous enfoncez dans la mélancolie en ruminant des échecs plus ou moins prémédités ou en vous posant en victime. Vous vous abandonnez au rêve, au laisser-aller dans une indifférence totale, et c'est par votre obstination passive et votre inertie que vous vous opposez aux autres.

Amicalement!
Karina
andromaque
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Message par andromaque »

Réponse à  KarinaB, ta réponse est juste, assez implacable mais c'est cela qui aide. je ne sais pas si je ne tente pas de réagir contre ma dépression et ma mélancolie, je n'ai pas forcément l'impression de m'y complaire, plutôt de la subir depuis très longtemps en fait, depuis l'enfance quasiment. Je me demande comment on peut finalement réagir ou agir, lorsque l'on est déprimée depuis l'enfance, certes je préfère les dépressifs ou mélancoliques au imbécilles heureux, mais cela est lourd à  porter, même avec humour. Merci pour les symboles de la gare et de l'aéroport, car ils correspondent bien à  ce que tu dis me concernant. Pour ce qui est de se poser en victime, je ne me sens victime que de moi-même et de mon incapacité à  réagir finalement, je n'accuse pas le monde entier ou simplement l'autre, je l'ai eu fait étant plus jeune, mais ça fait longtemps que j'ai compris... et ce constat finalement de dire que je suis bien l'artisan de mon "malheur", ça aussi je l'ai bien assimilé, et pourtant je continue sur ma lancée, certes pour me protéger, par peur et sans doute aussi par immense solitude, solitude choisie et subie à  la fois...
bien à  toi
Andromaque
andromaque
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à  Bozarchi

Message par andromaque »

Nous avons un point commun, moi aussi je fais partie d'une fratrie de 5... et je suis "l'enfant du milieu", je ne sais pas pour toi, mais pour moi cela a bien sûr conditionné ma vie entière, je n'ai jamais fait que "suivre le mouvement", sans jamais ni m'exprimer, ni me rebeller. Aujourd'hui finalement je n'aurai "qu'à " changer un peu mon mode de vie très étriqué, "lorsque l'on a peur on rétrécit" (jene sais plus de qui sait), mais je n'y arrive pas non plus, il me faudrait un réel mode d'emploi. et puis c'est vrai que vu de l'extérieur, j'ai toujours cette sensation de mauvaise estime de moi-même du seul fait de paraître me complaire dans cette non-vie, mais j'avoue que rien ne me fait envie, je ne peux absolument pas suivre des conseils du style : trouve toi un loisir, une activité que tu aimes vraiment, etc... cela ne me correspond en rien, pas plus que tisser des liens sociaux ou amicaux, cela m'emmerde profondément. La seule chose dans laquelle je me retrouve et qui me fait envie, c'est la solitude assumée, quand je la repère chez certaines personnes pour qui j'ai de l'admiration, des artistes, des écrivains, des cinéastes, etc... je m'identifie totalement à  ces personnes qui reconnaissent ne se sentir bien que seuls tout en en souffrant profondément, car il paraît que l'homme est un animal sociable... je me reconnais dans la désillusion, le cynisme, la lucidité, le refus de pas mal de choses... plus qu'une obstination passive et une inertie, je pense que j'oppose une obstination de contradiction et une inertie négative, je fonctionne plus par négation de tout ce qui ne me convient pas, plutôt que par passivité, je place mes envies tellement ailleurs de là  où je suis, que je préfère ne rien faire, mon rêve serait d'avoir une maison au bord de l'océan, ce rêve est impossible, donc du coup rien ne me fait vraiment envie là  où je suis. L'introspection ne me tente plus car il faudrait que je prenne du temps pour trouver quelqu'un qui me convienne et je n'y crois pas vraiment (à  trouver la bonne personne), et toi, ton analyse t'a-t-elle vraiment apporté quelque chose ? comment as-tu fait pour trouver un analyste ?
bozarchi
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Message par bozarchi »

Bonjour Andromaque,

C'est l'intervention de KarinaB qui a généré un avertissement dans ma messagerie, mais pas ton dernier message que je viens seulement de découvrir en réouvrant la page de notre discussion. Je vais donc devoir m'habituer au fonctionnement de ce forum que je fréquente depuis peu, et surveiller les messages sans réponses.

Tu écris :
- « moi aussi je fais partie d'une fratrie de 5... et je suis "l'enfant du milieu", je ne sais pas pour toi, mais pour moi cela a bien sûr conditionné ma vie entière ».
Cette position du milieu me rappelle un rêve, sous forme d'image unique, représentant une barre en équilibre sur un pivot central. Mon psy l'avait interprété en voyant l'enfant dans le pivot comme point d'appui pour supporter l'équilibre de ses parents situés de part et d'autre, aux extrémités de cette balançoire. Son interprétation a déclanché des prises de consciences en cascade pour des schémas épuisants que j'entretenais sur plusieurs tableaux, comme je te l'ai un peu raconté.
D'une manière générale, chaque position dans une fratrie s'avère déterminante puisque qu'elle est prédéterminée par les parents. Ils réservent à  chaque enfant un rôle, comme dans la distribution d'un jeu de cartes. Bien sûr, cette dévolution reste du domaine de l'inconscient, autant que l'acceptation de l'enfant qui s'appliquera à  remplir son rôle pour s'assurer de recevoir amour et considération de ses parents en retour. Ce système fabrique aussi bien des champions que des boucs émissaires, parce que ces fonctions sont toutes aussi essentielles dans une société.

 - "Lorsque l'on a peur on rétrécit".
Merci, super, je viens de l'enregistrer dans mon recueil de citations.

- « Mais je n'y arrive pas non plus, il me faudrait un réel mode d'emploi. »
C'est probablement le rêve inavoué de chacun. Hélas ou heureusement, le seul guide valable est celui que l'on peut entendre en soi. Cela ne nécessite pas d'ajouts supplémentaires, mais plutôt un bon tri parce qu'on est toujours trop encombré.
On ne doit pas exclure, dans le cas quasi chronique que tu décris, le dépistage d'un éventuel déficit de dopamine ou autre hormone qui maintiendrait un état dépressif. Difficile de diagnostiquer, d'après tes écrits seulement. D'ici, je n'aperçois qu'une grande lucidité qui semble déranger ton entourage à  qui elle renvoie ses propres angoisses et/ou désillusions. Devant ton regret de ne pouvoir vivre au bord de l'océan, je ne voie pas une absence de désir, mais plutôt une frustration démotivante. Il y a quelques années, j'ai aperçu une petite maison abandonnée au bord d'une plage. De retour chez moi, je l'ai dessinée de mémoire en y apportant quelques modifs (tu n'es pas seule à  avoir ce genre de rêve). Dernièrement je l'ai revue, elle était habitée....De toutes manières, je n'aurais jamais pu acquérir ce paradis.

- « ...et toi, ton analyse t'a-t-elle vraiment apporté quelque chose ? Comment as-tu fait pour trouver un analyste ? »
Je n'ai pas cherché. Plusieurs copains avaient entrepris une analyse et ils me fascinaient. Puis j'ai vécu un bout de temps avec une nana qui ne cessait de me répéter que j'étais fou et que je devais aller chez Machin... Sans savoir qui était ce Machin, ni ce qu'il faisait, j'ai fini par débarquer dans son cabinet. C'est comme cela qu'a commencé cette longue épopée rocambolesque...
Mais la voie traditionnelle est soit le bouche-à -oreille, soit l'essai jusqu'à  trouver l'analyste qui convient.
andromaque
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Hi

Message par andromaque »

Bonjour Bozarchi, je suis heureuse d'avoir eu ta réponse, tu vois, je me disais déjà  que mes ruminations t'avaient fait fuir... et d'ailleurs ce que tu dis sur les réactions de mon entourage, ont fait que j'ai immédiatement pensé cela à  ton sujet. Je ne comprend pas, car je ne suis pas dans la plainte, ni dans la rumination, juste dans le constat lucide et pourtant je ressens toujours en face de moi, des attitudes comme si j'étais dans la plainte, d'où ma joie en découvrant que tu m'avais répondu quand même. J'aime bien ta description de ton processus avant d'aller consulter, c'est assez marrant je trouve, ce truc de ta nana qui te disait que tu étais fou, tu vois moi, je ne suis jamais passé pour folle, car je dissimule à  outrance, mon leit motiv dans la vie est de brouiller les pistes, je déteste être attendue où que ce soit, et je me suis toujours cachée, j'aime assez cultiver le mystère, et je suis assez parano là -dessus d'ailleurs, jamais je ne mettrai ma photo nulle part sur internet par exemple... c'est très gentil à  toi de me parler de toi, tu vois c'est tout ce dont j'ai besoin, un peu d'écoute, et pouvoir écouter moi aussi, un échange quoi.
tu as raison je ne suis pas la seule à  rêver de vivre au bord de l'océan, mais chez moi c'est très profond, tout simplement parce que j'y ai passé mon enfance et que dès que j'y suis, je décompresse totalement. Oui, ma lucidité dérange toujours, car forcément, quand quelqu'un est trop lucide, il plus difficile d elui trouver des solutions toutes prêtes, que quelqu'un qui aura un potentiel à  gober ou croire tout ce qu'on lui propose.
Pour moi être l'enfant du milieu, a fait que j'ai toujours été noyée dans la masse, il y avait toujours plus intéressant ou urgent que moi : les aînés, ou les derniers, moi il fallait que ça roule...
pour l'analyste, je n'ai aucune envie de faire des essais, j'en ai fait une dizaine, et aucun n'a été concluant, je n'ai jamais eu en face de moi que des esprits que je qualifierai de "médiocres", j'aimerai tellement pouvoir rencontrer quelqu'un de "brillant", enfin disons quelqu'un qui pourrait réellement me bousculer, c'est de ça dont j'aurai besoin sans doute, mais dans l'intelligence et puis je ne veux surtout pas être la seule à  parler, j'ai trop besoin d'un échange, je n'ai pas envie ni de me raconter, ni de m'écouter parler.
tu as raison aussi de ne pas oublier le côté "chimique" ou neurotransmetteurs de la dépression, car je pense que chez moi, c'est plutôt la sérotonine qui déconne...
à  bientôt
Andromaque
bozarchi
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Message par bozarchi »

Ainsi noyée dans la masse, tu aurais pu chercher à  te faire remarquer au risque de te faire taper dessus, tel le clou qui dépasse, parce qu'il sème la jalousie.
Au contraire, tu sembles avoir préféré jouer à  cache-cache et c'est peut-être l'excès qui te menace de perte, comme dans ce rêve.
Si la rumination dont tu parles se trouve quelque part, ce serait probablement dans cette persistance à  espérer que l'âme-sœur vienne t'y dénicher. Tu me fais penser à  ces surdoués qui échouent sur les bancs de l'école tellement ils s'emmerdent dans leurs solitude. Je devine la même attente envers le psy providentiel qui viendrait te bousculer, alors que son rôle serait plutôt de t'amener à  décider qu'il est temps de t'extirper par toi-même de ta cachette. Encore faudrait-il que tu le souhaites.
Pas sûr que les solutions qui te conviendraient figurent dans les catalogues qu'on t'a proposés.
andromaque
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Inscription : 30 juin 2009, 15:33

quelle intuition !

Message par andromaque »

c'est fort juste et fort flatteur en plus à  mon égard.... non je déconne.... tu sais je me suis faite remarquer à  ma manière, totalement contreproductive à  mon égard, je suis sortie des rails etc... mais seulement après mes 18 ans... j'étais littéralement le vilain petit canard au sein de la fratrie... et ensuite effectivement j'ai choisi de devenir grise...enfin difficile à  résumer tout ça, et puis je ne veux pas te barber en m'épanchant plus que de mesure...tu me diras pour toi ce qu'il en est, mais tu vois personnellement, après une enfance que l'on pourrait qualifier "d'heureuse", hormis que j'étais déjà  profondément déprimée, aujourd'hui je ne vois jamais mes frères, et très très rarement ma soeur, quasiment jamais ma mère (mon père est décédé), j'évolue donc dans un désert affectif plutôt aride, mais choisi malheureusement...et toi, fais-tu partie des familles heureuses ? "les familles heureuses sont toutes les mêmes, chaque famille malheureuse a son histoire propre"...(je sais plus de qui c'est). Peux-tu me dire ton âge ? moi j'ai 46 ans.
bozarchi
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Inscription : 14 août 2008, 10:47

Message par bozarchi »

Bien vrai qu'il n'est pas facile de résumer une vie (surtout la mienne !). Mon enfance aussi a été plutôt heureuse, si j'oubli comment mon père l'a gâchée comme le reste, puisqu'il a tardé à  mourir.
Mes rapports avec le reste de la famille sont excellents, mais rares. Une ou deux rencontres par an en moyenne, et quelques coups de téléphone. Cette fréquence me convient.
J'ignore aussi qui a catalogué de cette façon les familles en fonction de leur bonheur apparent, mais ce repérage me parait trop simpliste pour être d'une grande utilité, parce que le capot cache souvent l'essentiel. Cependant, je reconnais que l'appartenance à  une famille, une ethnie, ou tout autre communauté joue un rôle identificatoire déterminant dans la structure d'un élément.
Mon âge : j'aurais 60 ans à  la fin de cette année. Mes neurones doivent commencer à  se faire des cheveux blancs, pourtant je me sens de mieux en mieux (dans la tronche en tous cas)...
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